L'orientation au lycée et après le lycée  
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Comme l'a qualifié Pascale Ferran dans un de ses films (1995), c'est "l'âge des possibles".

 

 
  Le but de ce site n'est pas a priori de traiter de ce sujet et il ne remplacera pas les autres ressources mais certaines questions reviennent régulièrement, de la part des élèves ou de leurs parents.  
     
 

Préambule : l'orientation des élèves est la plupart du temps source d'inquiètudes. Essayons de dédramatiser un peu. Que dois-je faire est une question certes difficile de la philosophie mais tâchons de nous y retrouver un peu... Comme bon nombre de domaines, vous trouverez une réponse en cherchant réellement (cf point 5)! Les idées d'études dans le supérieur, la vocation ou le métier viennent rarement "comme ça" sans s'être donné la peine d'avoir cherché. Quelques conseils en vrac qui ne sont que l'humble avis d'un enseignant qui côtoie des élèves.

1) A l'approche du choix, beaucoup d'élèves se demandent si le métier en vue leur plaira encore dans 5, 10 ou 15 ans. Personne n'a la réponse alors inutile de vous torturer l'esprit. Le droit à l'erreur, ça existe et le temps passé en suivant un cursus du mieux possible de ses capacités n'est jamais du temps perdu!

2) Le détail des différentes filières a déjà été expliqué sur bon nombre de sites (notamment les brochures ONISEP), prenez garde toutefois de vérifier qu'ils prennent bien en compte les réformes en cours. N'importe quel moteur de recherche pourra vous être utile! Et si vous croyez que je vais vous indiquer tous les liens, vous vous trompez!

3) Il n'y a pas de voie royale, de section meilleure l'une que l'autre, seulement des filières adaptées (plus ou moins ou pas du tout) au profil des élèves et à leur projet. Combien d'élèves en série S sans goût pour les sciences ou en L sans goût pour les langues et la littérature? Sans être dramatique, c'est juste un peu dommage (cf point 8).

4) Certains métiers nécessitent une filière particulière ou très préférentielle (peu d'astronautes proviennent d'une filière littéraire, en revanche, pour faire président de la république, c'est assez ouvert!), voyez si le métier de votre choix correspond à une filière. Si c'est le cas, y'a plus qu'à!

5) Chercher réellement, c'est quoi? Bien sûr, il y a les conseillères d'orientation et les CIO, premier réflexe. Ensuite, quand vous rencontrez des adultes ou des étudiants, posez-leur des questions sur leur parcours, leur métier: quel type d'élève étaient-ils? En quoi consiste vraiment leur métier/activité? Quels sont les points forts, les points faibles, les avantages, les inconvénients, leurs changements de cursus avant d'arriver là ou pour en arriver là? Ils vous en parleront bien mieux que qui que ce soit! Méfiez-vous toutefois de ceux qui veulent vous "vendre" leur école ou des déformations des carrières dans des séries télé ou des films. Rencontrez de vraies gens!

6) Savoir se connaître nécessite de la maturité et celle-ci n'est pas forcément au rendez-vous au lycée, c'est bien normal chez des petits êtres en pleine construction. Cerner ses goûts et ses capacités fera partie du choix. Commencez par des questions faciles : qui suis-je? Nan, je rigole... Suis-je assez autonome pour suivre un cursus universitaire ou est-ce que je préfère une structure plus encadrée (type BTS ou IUT ou prépa) pour réussir? Suis-je prêt à m'éloigner de chez moi pour des études? Je recherche un cursus plutôt théorique ou pratique? Suis-je prêt(e) pour l'instant à étudier longtemps?

7) Le coût et le goût des études. Certaines études coûtent cher, aurez-vous les moyens de vous les offrir? Au-delà du coût, c'est le rapport qualité/prix de votre formation qui doit être évalué. S'endetter pendant ces études, c'est possible mais souhaitez-vous commencer votre vie active avec un prêt à rembourser? Je n'ai pas de réponse toute faite, posez-vous la question!

8) Et le bien-être dans tout ça? Certaines filières ambitieuses - les classes préparatoires aux grandes écoles pour les citer - exigent (pour la majorité des étudiants mais il y a des exceptions) deux ou trois années de dévouement presque total à ces cursus. Vous en sentez-vous capable? Quelle importance accordez-vous à vos loisirs ou à votre temps libre? Choisir un cursus qui vous plaît est souvent garant de réussite et d'épanouissement.

9) Se donner une année de réflexion supplémentaire. Avant de perdre un an à la fac, pourquoi ne pas s'inscrire à un organisme au-pair ou à un service civil ou un service civique ou un service civil international?

 
     
 
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